Deutscher Gewerkschaftsbund

Fort par le changement

Les syndicats sont en train de changer, tout comme notre pays est en train de change. L'histoire de l'Allemagne a pris en 1989 son tournant le plus décisif depuis la fin de la guerre. Aujourd'hui, il n'est pas possible de prévoir l'avenir - encore moins qu'en 1945. La fin des divisions - scissions globale, européenne et allemande - confronte les hommes avec de nouvelles tâches, sans que les anciennes aient déjà été résolues.

Le délabrement des économies d'Etat et les dévastations écologiques en Europe de l'Est demandent à l'Europe de l'Ouest des efforts insoupçonnés. Les angoisses provoquées par les nouvelles technologies, le chômage et la destruction de l'environnement - nous l'avons déjà vécu avant 1989. Mais il faut s'occuper maintenant en même temps des problèmes posés à l'Ouest et à l'Est. Ce qui permet néanmoins d'engager l'avenir d'une façon bénéfique pour les deux parties de l'Europe et de dépasser les scissions existantes.

Egoïsme et bien public

En Europe, l'Allemagne unifiée est l'endroit où les chances et les risques de l'Est et de l'Ouest se heurtent le plus directement. Pour le moment, les Allemands voient plutôt les dangers provoqués par cette situation, d'où la réserve manifestée par de nombreuses personnes.

La notion de bien public commence à perdre sa raison d'être. Les institutions majeures de la société perdent leurs adhérents, sans qu'un nouveau tissu social, vigoureux et collectif, ait déjà pu se former.

Au siècle dernier, les syndicats se sont formés à partir de nombreuses organisations éparpillées, dont le pouvoir et le rayon d'action étaient limités. D'où la décision du premier congrès confédéral en 1892 à Halberstadt, de créer des fédérations professionnelles centrales. C'était le premier pas vers le syndicat unitaire. Ainsi, les ouvriers organisés ont pu remporter plusieurs victoires décisives: la journée de huit heures et le suffrage universel, mais également un système de sécurité sociale préfigurant déjà les structures actuelles. Les syndicats ont d'abord pris en main eux-mêmes les assurances chômage, maladie et vieillesse, avant qu'elles ne passent sous la tutelle de l'Etat. L'autonomie tarifaire a empêché l'Etat de diriger la vie économique. Le droit de grève a donné aux syndicats le pouvoir nécessaire pour améliorer pas à pas la situation des ouvriers et des employés.

La Force par l'unité

Un siècle après Halberstadt, les syndicats sont toujours occupés à préserver l'unité du salariat. Le DGB veille à ce que les fédérations individuelles ne se transforment pas en syndicats isolés. Les débats publics, les rencontres avec les gouvernements et les organisations patronales, les scientifiques et les artistes - autant de thèmes pour le DGB. Mais les syndicats sont loin d'être une voix quelconque, qui aurait du mal à se faire entendre. Car la voix du DGB est compétente et capable de faire avancer les réformes nécessaires et elle à même de s'imposer.

La force des syndicats dépend en fin de compte du taux de syndicalisation. Mais l'engagement personnel à l'intérieur des syndicats dépend de la façon dont on peut participer au discours syndical et défendre ses intérêts personnels. Si l'engagement syndical a été en perte de vitesse ces derniers temps, la faute en incombe également aux syndicats, car la culture politique était figée et le débat démocratique manquait de transparence. Mais le phénomène de l'individualisation a également ses limites. Une société où tout un chacun fait en privé, au travail et en politique ce que bon lui semble, ne peut pas fonctionner. Il faut créer une nouvelle relation entre la communauté et l'individu et remettre la solidarité à l'ordre du jour. Ce qui ne va pas sans la réforme de nos structures traditionnelles.

Réforme du DGB

Le DGB participe également à cette réorganisation. Il préconise une meilleure participation démocratique de ses adhérents et moins d'entraves bureaucratiques. Pour le congrès réformateur de Dresde en novembre 1996, il faut donc revoir les structures et le programme politique, mais également les formes de travail et de communication du DGB. A nous donc de nous entendre entre nous comment configurer à l'avenir la politique des syndicats dans un monde, qui a profondément changé. Cette plaquette de présentation ne préjuge en rien du résultat; elle fait partie du débat qui est à mener à l'intérieur et à l'extérieur du DGB. Fort par le changement.



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C'est ce que nous faisons

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DGB. La Conféderation des Syndicats Allemands: Comité Executif Federal, Structure, Service, Regiones et Districts.

Rendre les hommes plus forts
Interview avec Michael Sommer
DGB/Franka Bruns
Monsieur Sommer, imaginez qu‘un jeune homme vous aborde dans la rue et vous demande : “Qu‘est ce que cela me rapporte d‘adhérer à un syndicat ?" Michael Sommer, le president da la Conféderation des Syndicats Allemands: "Je n‘ai pas à imaginer cette situation, cela m‘est déjà arrivé souvent. Devenir adhérent d‘un syndicat a une utilité toute personnelle, mais également une signification politique et sociale."
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